Les réponses au sondage réalisé sur Web-agri du 31 janvier au 7 février 2017 révèlent que 43,3 % des éleveurs laitiers tarissent systématiquement leurs vaches en y ajoutant des antibiotiques et que 41 % le font au cas par cas contre très peu qui n’en utilisent que rarement. En production allaitante, la tendance est inversée puisque 96 % des éleveurs ayant répondu au sondage n’ont quasiment jamais recours aux antibiotiques lors du tarissement de leurs animaux.
Le recours au chimique pour le tarissement des vaches laitières
La stratégie actuellement privilégiée dans le tarissement des vaches laitières est l’utilisation d’antibiotiques. Ils permettent en effet de guérir les infections apparues durant la lactation et de prévenir celles qui pourraient survenir pendant la période sèche. Néanmoins, le recours systématique aux antibiotiques est de plus en plus remis en cause par les éleveurs pour des questions d’antibiorésistance et d’économies. 21,2 % des répondants au sondage n’emploient les antibiotiques qu’au cas par cas. L’efficacité de cette méthode dépend cependant du niveau productif et sanitaire du troupeau : les vaches présentant un faible taux cellulaire et une petite production peuvent ne pas être taries de cette façon.
Les éleveurs biologiques n’ont le droit aux traitements antibiotiques qu’en curatif. Pour une vache saine, ils privilégient donc le changement progressif de ration et la phytothérapie sur les vaches douteuses.
Le tarissement des vaches allaitantes est plus simple
En revanche, en ne prenant que les éleveurs allaitants, le sondage révèle que 96 % d'entre eux utilisent très peu d’antibiotiques lors du tarissement contre 2 % qui fonctionnent au cas par cas et 2 % qui traitent systématiquement. La diminution des apports énergétiques dans l’alimentation des vaches et la séparation du veau suffisent généralement à arrêter la lactation sans causer d'infection à soigner. Cependant, chez certaines femelles, le risque de mammites existe, un antibiotique peut être donné à la mère lors du sevrage de son veau.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026