« L'État vous aidera par ses financements à surmonter le sinistre auquel vous avez été confrontés », « c'est un engagement qui sera tenu », a promis le chef du gouvernement, après avoir fermement condamné « cet acte criminel d'une très grande gravité ». « J'ai pu mesurer la gravité des dommages que l'exploitation a subis », a-t-il insisté. « Vous pouvez compter sur les services de l'État pour vous accompagner », a poursuivi le Premier ministre, en réaffirmant sa volonté de garantir des « allègements et aides pour soutenir les exploitations agricoles en difficulté ».
Le chef du gouvernement a exprimé son « soutien moral face à l'acte dont la ferme des mille veaux a été victime », et s'est engagé à s'« assurer que l'État apporte tout le soutien nécessaire au maintien et au développement de cette exploitation ». « Un projet, selon M. Cazeneuve, dont la réussite est cruciale pour les éleveurs, l'agriculture et la prospérité de ce magnifique territoire ».
Un bâtiment de la Ferme des 1 000 veaux, centre d'engraissement bovin vivement contesté par certains défenseurs des animaux, avait été la cible d'une tentative d'incendie criminel le 22 décembre et des tags injurieux avaient été découverts sur place, visant notamment la ministre de l'environnement Ségolène Royal. « Je ne peux pas admettre que l'on puisse enfreindre le droit en s'autorisant toutes formes de violences inacceptables », a averti M. Cazeneuve.
Tout au long de sa visite à la Ferme des mille veaux, une vingtaine de manifestants venus protester contre cette « ferme-usine », ont été tenus à distance du site, a constaté un photographe de l'AFP. Le centre, d'une capacité de 1 000 places, est soutenu et subventionné par l'État (au titre notamment de la reconversion d'un ancien site militaire) et des collectivités locales. Il doit accueillir des broutards, veaux de 8-9 mois, engraissés sur place plusieurs mois avant d'être envoyés à l'abattoir. Les premiers veaux sont arrivés durant l'été 2016.
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