Alors que se poursuit depuis le 12 novembre 2015, « l'enquête préliminaire pour "conflit d'intérêts", à l'encontre de trois élus de la Communauté de communes des Sources de la Creuse (l'un des principaux financeurs) et actionnaires du projet », le collectif OEDA (Oui à l'étourdissement dans les abattoirs)/ L-PEA (Lumière sur les pratiques d'élevage et d'abattage) vient de lancer une nouvelle procédure pour tenter d'empêcher l'ouverture du centre, annonce dans un communiqué sa porte-parole, Aurore Lenoir.
L'OEDA estime en effet avoir trouvé une nouvelle faille dans le montage du projet et a ouvert un second front sur le terrain administratif. L'avocat du collectif, Maître Jean-Christophe Ménard, a ainsi saisi, mercredi, la préfecture de la Creuse pour lui demander « de constater la caducité de l'autorisation d'exploiter accordée le 8 janvier 2013 à la SAS Alliance-Millevaches », le délai de trois ans ayant expiré le 9 janvier 2016, selon le collectif.
Le chantier du centre d'engraissement qui doit héberger simultanément mille jeunes bovins issus de quarante fermes du plateau de Millevaches, se poursuit et devrait en principe ouvrir le 9 mai prochain. Il a nécessité un investissement total de 1,8 million d'euros et a été « subventionné à hauteur de 1,6 million », avec pour client potentiel et « unique », la filiale viande d'Intermarché, la SVA Jean Rozé, selon le collectif. L'OEDA ajoute que « l'ancien conseil régional du Limousin a attribué une subvention de 325 000 euros, le 26 novembre 2015, en faveur de l'unité de méthanisation attenante au centre d'engraissement ».
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