« Depuis le début de la guerre en Ukraine », fin février, la profession observe « une flambée irrémédiable des prix d'aliments porcins impactant fortement le coût de production du kg de porc des éleveurs ». Or, « si le prix du porc a augmenté significativement en mars 2022, il stagne depuis un mois », affirment mercredi dans un communiqué commun les FRSEA de Bretagne et des Pays de la Loire, qui mettent en cause « l'aval de la filière » (abattoirs et grande distribution, ndlr).
Celle-ci, écrivent-ils, « joue dangereusement avec l'avenir de la production française ! ». Les syndicats « refusent », poursuit le communiqué, qu'une partie des aides versées par l'Etat pour soutenir la filière « soient captées par l'aval en restant déconnectées des autres places européennes ».
Fin avril, le prix français, à 1,691 euro le kilo pour le prix de base en France, était « inférieur de 13 centimes à la référence allemande et 9 centimes à la référence espagnole », assurent-ils, estimant que « le coût de production des éleveurs va atteindre deux euros dans les prochaines semaines ».
« Messieurs les abatteurs, messieurs les distributeurs, tenez-vous le pour dit : les éleveurs ont besoin de signes forts pour compenser ce niveau de charges jamais atteint, sans quoi des décisions aux conséquences irréversibles pour la filière seront prises dans les semaines à venir ! », préviennent les producteurs.
« Seul un prix de marché en cohérence avec la dynamique européenne et l'envolée des charges contribuera à maintenir la production pour assurer la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations », concluent-ils.
En février dernier, le gouvernement avait octroyé une aide de 270 millions d'euros pour soutenir la filière.
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