« Je m'inquiète a chaque fois que je vois le populisme en Europe progresser, l'extrémisme et la contestation de ce qui est le fondement même de la République », a affirmé François Hollande en réponse à la question de savoir si le risque de vote FN, en particulier dans le monde rural, l'inquiétait. « Aux candidats de faire valoir que les seuls (...) à défendre la République sont ceux qui apportent des solutions, pas ceux qui apportent des problèmes », a-t-il ajouté.
A une autre question sur ses éventuelles craintes concernant ces élections des 22 et 29 mars, il a répondu : « Il faut faire valoir des arguments, il faut surtout qu'on puisse avoir une protection, une sécurité pour ceux qui sont dans les espaces ruraux qui se sentent parfois abandonnés, oubliés, relégués ». Plus tôt dans la matinée, il avait déjà déclaré : « Les agriculteurs ne doivent pas avoir peur », « les élections départementales, c'est aussi en direction de ces territoires-là », a insisté le président.
Ces déclarations interviennent alors que le Front national aborde les départementales au centre du jeu : une présence record (93 % des cantons), des sondages qui le placent en tête (29 % selon l'Ifop, vendredi), et une législative partielle où il a frôlé la victoire (48,4 %) dans le Doubs face au PS. « Il pourrait être le premier parti au soir du premier tour », selon l'institut Csa.
[Vidéo] Synthèse en images et en 3 mn 30 des 8 heures de François Hollande au Salon de l'agriculture : cliquez ICI.
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