Alors que le président de la République a annoncé le prolongement du confinement jusqu'au 11 mai, France conseil élevage se veut rassurant et explique dans un communiqué que « tout est mis en œuvre pour continuer à accompagner les éleveurs. »
Conseil à distance ou sur la ferme (tout en respectant les règles de distanciation physique), les ECEL s'activent pour poursuivre l'activité. D'autant plus en cette période où l'on demande aux producteurs de lever le pied sur les livraisons de lait.
Comme en témoigne Clémence (éleveuse en Loire-Atlantique), la pesée de lait par l'éleveur se poursuit pour les volontaires et FCEL précise que « les agents ne se présentent dans les élevages qu’avec un équipement adéquat pour éviter toute contamination, et le matériel fait l’objet de règles de manipulation et de désinfection rigoureuses. »
D'autres opérations peuvent être exceptionnellement déléguées aux éleveurs ; la réflexion est en cours avec France génétique élevage.
France conseil élevage en appelle aux autorités : « Ce contexte difficile aura sans nul doute des impacts extrêmement importants et durables sur les activités et entreprises du réseau FCEL, malgré ces nombreux efforts d’adaptation. Nous attendons du ministère de l’agriculture comme de la MSA une prise de conscience de cette situation, et plus de soutien auprès des acteurs du service aux éleveurs. »
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »