Clara et Amandine n'ont que 20 et 21 ans mais ont déjà le virus des concours bovins ! « Le suspens, le stress, les podiums, l'émotion, la fierté, les échanges entre collègues et avec le grand public » : elles expliquent ce que leur apportent ces moments sur le plan professionnel et humain.
[Témoignage 1] : Clara Lasternas, 20 ans (Saint-Cyr-les-Champagne, Dordogne), race limousine :

« Une passion qui grandit au fil des années, comme l'amour du métier ! »
Fille d'éleveurs de bovins limousins, Clara a cette race dans les gènes ! Avec ses parents, elle a présenté cette année un taureau au concours du Salon de l'agriculture à Paris, qui a fini premier ! « Une très grande fierté » pour la jeune femme « passionnée depuis toute petite par les concours, les bovins et les animaux en général ». « Une passion transmise, elle insiste, par son père et sa mère. » Dès l'âge de 6 ans, elle a foulé le sol des rings d'Aquitanima, le salon de l'élevage et de la génétique de Nouvelle-Aquitaine. « Je brossais et rassurais les bêtes avec des caresses, j'ai toujours aimer l'ambiance qui régnait ! »
« J'ai vu grandir Clara et son amour du métier d'année en année », appuie Renaud Champmartin, animateur de concours bien connu du milieu de l'élevage. Au fil des ans, elle a tissé des liens d'amitié solides avec d'autres habitués et les concours sont autant d'occasions de rencontres et d'échanges, aussi riches que conviviaux. Une opportunité également, pour la jeune étudiante en BTS (au lycée des Vaseix de Limoges), de « montrer le fruit du travail que l'on fait au quotidien, au grand public notamment ».
Des moments de rencontres et d'échanges.
« Le suspens, le stress, les podiums, l'émotion » quand Haude, sa vache préférée, a gagné le premier prix des femelles suitées de plus de 4 ans et 8 mois du concours de la race limousine au Sia 2018... des moments inoubliables pour elle ! Alors elle avoue « avoir du mal à garder la distance » qu'il faudrait pour ne pas être trop affectée lors de la vente des animaux primés, « l'un des objectifs de ces concours étant d'en tirer le meilleur prix », rappelle Renaud Champmartin. Une fois installée, Clara pense que « la réalité économique » la forcera à « s'en détacher ». Pour l'heure, ses parents lui ont fait la faveur de garder Haude.
Pas facile de garder suffisamment de distance avec des animaux qui vont être vendus !
[Témoignage 2] Amandine Berguer, 21 ans (Tonnein, Lot-et-Garonne), race bazadaise et jersiaise :

« Une relation de confiance avec la vache et l'éleveur »
Depuis deux ans, Amandine participe aux concours animaux d'Aquitanima, avec le lycée agricole de Bazas où elle a passé son Bac pro CGEA (conduite et gestion d'exploitation agricole). Au cœur du berceau de la Bazadaise, c'est bien sûr cette race qu'elle y fait concourir ! Enfin pas seulement... elle y amène également les vaches jersiaises d'un éleveur avec lequel elle s'est liée d'amitié et qui lui a « donné cette énorme chance », reconnaît-elle, de lui confier des animaux pour d'autres manifestations comme le prestigieux Sommet de l'élevage. « Une relation de confiance est indispensable entre le jeune et le producteur qui lui prête sa bête et fait en sorte qu'il puisse la mettre en valeur, poursuit Renaud de Champmartin. Un lien qu'il faut aussi créer avec la vache ! »
L'éleveur prête sa bête.
Ainsi, Amandine se rend à de nombreuses reprises au sein des élevages pour des exercices de dressage, qui lui permettent justement « d'instaurer cette confiance et de devenir un référent pour l'animal comme l'est son éleveur ». Une condition sine qua non pour qu'il ne s'affole pas face à la foule, au bruit et aux changements de lumière lors des concours. « J'adore l'ambiance mais c'est aussi pour moi le moyen de montrer aux gens que les éleveurs aiment leurs bêtes !, explique la jeune femme, qui aimerait s'installer en élevage laitier. La Jersiaise, avec ses yeux cerclés de noir et son petit gabarit, suscite beaucoup de questions. Grâce à elle, la conversation s'engage facilement ! »

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