Un nouveau scandale agricole vient d'éclater aux Pays-Bas. Cette fois-ci, les éleveurs ont réalisé de fausses déclarations de naissance en attribuant successivement plusieurs veaux de souches différentes à une même vache. L'objectif est double : les génisses conservent alors leur statut plus longtemps permettant à l'exploitation de ne pas dépasser son quota d'animaux tout en produisant plus de lait.
Le ministère de l'agriculture néerlandais soupçonne de nombreux éleveurs laitiers d'avoir réalisé de fausses déclarations de naissances de veaux. En effet, il semblerait qu'ils aient pour habitude d'attribuer deux veaux de mères différentes à une seule et même vache en tant que naissance gémellaire. Ainsi, les génisses qui avaient vêlé gardaient leur titre un peu plus longtemps, ce qui arrangeait bien les éleveurs puisque la réglementation sur les rejets de phosphate impose un quota maximum de vaches par exploitation et qu'une génisse ne compte que pour une moitié.
Grâce à cette combine, ces fausses génisses devenues vaches en toute discrétion produisent du lait illégalement et ce rendement supplémentaire contribue à la surproduction européenne. Suite à une enquête, 2 100 élevages sur les 7 700 suspectés sont ainsi jugés coupables et condamnés au blocage ; jusqu'à nouvel ordre, plus aucun animal ne peut entrer ou sortir de ces exploitations.
La ministre de l'agriculture Carola Schouten a alors déclaré que des sanctions suivront. Ainsi, les éleveurs ayant fraudé pourront voir arriver de nouvelles taxes, une diminution de leurs subventions européennes et peut-être même des poursuites judiciaires.
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »