« En contrepartie, les titres de l'entreprise sont transférés dans une fiducie de gestion, structure juridique qui permet de garantir aux prêteurs publics la cession des titres à un repreneur. Daniel Sauvaget, président de Tilly-Sabco, conserve le contrôle opérationnel de la société », précise le communiqué commun.
« L'objectif des pouvoirs publics est de préserver l'outil industriel de Guerlesquin et les emplois en permettant l'arrivée d'investisseurs nouveaux capables de financer un projet industriel viable sur le marché du poulet grand export. Toutes les solutions de poursuite de l'activité doivent désormais être explorées », souligne le texte.
« Les intervenants publics considèrent que la restructuration de cette filière, qui doit encore gagner en compétitivité, permet d'asseoir et de développer la place des opérateurs français sur les marchés grand export. En effet, la demande de viande de poulet est croissante dans le monde. Les marques françaises sont reconnues dans plusieurs pays et notamment au Moyen Orient. Dans ce marché, la filière agroalimentaire de Bretagne a toute sa place et les atouts nécessaires », fait encore valoir le communiqué.
La situation de Tilly-Sabco, qui emploie plus de 300 salariés, est fragilisée par la suppression - annoncée de longue date - par Bruxelles, en juillet dernier, des aides à l'exportation pour les poulets congelés.
Le principe de cette aide avait été annoncé par l'Etat il y a déjà plusieurs mois mais elle n'avait pas encore été concrétisée. La Région Bretagne participe à hauteur de 1 million d'euros à cette avance, a-t-on appris auprès de cette dernière.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »