Le syndicat « déplore l'attitude des équarrisseurs qui n'ont pas joué le jeu des négociations en ne baissant pas véritablement leurs tarifs » et l'attitude des organisations interprofessionnelles (ATM) qui ont laissé « les éleveurs et les abatteurs se faire ponctionner à grand renfort de Cotisations Volontaires Obligatoires » (CVO), dans un communiqué publié mercredi.
Les ATM viennent de renégocier les contrats de collecte d'animaux morts en élevage pour les deux ans qui viennent, obtenant une baisse de tarif de 10 % environ, les équarrisseurs disposant désormais de débouchés intéressants pour les farines animales et autres produits tirés des carcasses.
Pour rappel, l'épisode de la vache folle a longtemps réduit les possibilités d'usage des farines animales, et les équarrisseurs ont même dû à un moment payer les cimenteries pour qu'elles acceptent de les incinérer. « Désormais les sociétés d'équarrissage (Saria, Atemax, Monnard et Sopa, ndlr), qui disposent de surcroît d'un véritable oligopole, se disputent une marchandise devenue très valorisable afin de s'assurer un double profit : être rémunérées pour enlever la matière première et la vendre par la suite », dénonce la Coordination rurale. « A ce rythme, le jour approche où les cadavres d'animaux et les déchets d'abattage vaudront bientôt plus cher que la viande ! », ajoute l'organisation.
Les éleveurs payent pour ce service de collecte avec le reste de la filière (abatteurs surtout). Par exemple, la collecte des éventuels animaux morts pendant l'élevage coûtera 3.200 euros par an pour un élevage de 5.000 porcs, dont 800 euros payés par le seul éleveur, indique-t-on chez les ATM porc.
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