Connues pour leurs bienfaits nutritionnels, les graines germées sont à la mode en alimentation humaine et semblent également faire des émules pour nourrir les animaux d’élevage, qu'ils soient herbivores ou non. Hugues Chalopin, un Français installé aux Etats-Unis, a développé cette technique originale baptisée Greenergrass.
A partir de graines de blé, orge, millet, tournesol ou de crassulacées, la technique permettrait en moins d'une semaine de produire 9 kg par m2 de fourrage vert par jour. Et cela sans fertilisants ni produits phytosanitaires et avec une consommation en eau de seulement 700 litres par tonne de fourrage.
De la serre au conteneur
« Le concept demande un investissement à partir de 9.000 € pour produire du fourrage vert et frais toute l’année qu’il fasse - 15 ou 40 °C dehors », assure Hugues Chalopin. « Les grosses productions peuvent se faire sous serres avec une récolte mécanisée des tapis de fourrage, ou bien dans de petits conteneurs avec air-conditionné à disposer au plus près des animaux. Un branchement en eau et une prise électrique suffisent pour produire immédiatement », explique l’entrepreneur américain qui, pour son développement en France, fait appel à la société basée à Chartres, Cerveg, spécialisée dans le traitement et l’analyse des grains et fourrages.
Sur son site internet, greenerfourrage.com, l’entreprise met en avant les arguments sur la santé (fertilité, pH ruminale, maladies respiratoire,…) et la production (hausse du lait et de la matière grasse) des animaux complémentés par ces tapis de tendre fourrage vert.
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