« Malgré la mise en œuvre des mesures progressives permettant d'assurer la protection des troupeaux, le loup continue à attaquer », a expliqué un porte-parole de la préfecture de la Meuse, laquelle a décidé d'autoriser les tirs de prélèvements.
Les éleveurs meusiens étaient de plus en plus remontés contre le loup, qui a tué dans le département quelque 70 ovins pour autant de blessés depuis octobre 2013, ainsi qu'un bovin il y a une dizaine de jours. Certains vont jusqu'à monter la garde la nuit pour veiller sur leurs troupeaux, alors qu'au moins deux foyers ont été identifiés.
En mai, la préfecture de la Meuse avait reconnu « les difficultés exprimées et les inquiétudes légitime des éleveurs » et avait autorisé plusieurs éleveurs à procéder à des tirs de défense contre le prédateur. Mais cette mesure avait été jugée « pas faisable » en raison de la restriction des tirs, selon de nombreux éleveurs et le président du Conseil général local, Christian Namy (UDI).
La Fdsea de la Meuse a exprimé mercredi sa « satisfaction » après l'annonce de l'autorisation des tirs de prélèvements, et a enjoint « les louvetiers et les personnes assermentées à être efficaces et plus malins que le prédateur ».
En juillet, le Sénat a définitivement adopté un projet de loi sur l'avenir de l'agriculture qui autorise les éleveurs à abattre des loups dans des conditions encadrées, malgré l'opposition des écologistes. La disposition législative est toutefois contraire à la convention de Berne signée par la France qui classe Canis Lupus parmi les « espèces strictement protégées ».
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