« Nous sommes surpris d'apprendre que seul un nombre limité de loups pouvait vivre en France. Nous aimerions donc savoir depuis quand cela est le cas, qui a fixé ce plafond et de combien est-il ? », s'est interrogée l'association dans une lettre ouverte adressée à la ministre.
Le dernier décompte officiel fait état d'environ 250 loups en France, une espèce protégée dont les effectifs augmentent de 20 % par an, ce qui engendre des attaques de troupeaux de plus en plus nombreuses et suscite une résistance croissante des éleveurs, notamment dans le Sud-Est. Ce chiffre pourrait toutefois désormais dépasser 300, selon un comptage plus récent révélé début juin par le Monde.
« Il semble en effet, après avoir consulté les experts des espèces protégées, que la protection du loup est en quelque sorte victime de son succès », a affirmé Ségolène Royal mercredi à l'Assemblée nationale, en réponse à une question du député (Ump) des Alpes-Maritimes Charles-Ange Ginésy. Le nombre d'individus recensés « dépasse désormais celui qui était fixé », avait ajouté le ministre.
Une réponse « stupéfiante », estime Férus dans sa lettre ouverte, qui rappelle que « la France s'est engagée à maintenir (la) population (de loups) en bon état de conservation dans son aire de répartition naturelle ». Il est « particulièrement incohérent de vouloir imposer un plafond concernant sa population (...) alors que l'espèce n'occupe actuellement qu'une faible proportion des zones favorables du territoire national », ajoute l'association.
Naturellement revenus en France au début des années 90 par l'Italie et durablement installés dans les Alpes, les loups ne cessent de coloniser de nouveaux territoires : partie orientale des Pyrénées, massif Central, Vosges, Haute-Marne et plus récemment l'Aube. Le nombre de bêtes tuées par les loups est d'environ 5.000 par an, entraînant des indemnisations pour les éleveurs concernés.
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