Ces deux nouvelles structures sont créées uniquement par redéploiements internes même si des embauches ne sont pas exclues par la suite, à l'international notamment, selon une porte-parole de l'entreprise.
La première, miXscience, va développer des solutions pour améliorer l'alimentation des troupeaux. Elle sera composée de 150 personnes - chercheurs, vétérinaires, ingénieurs... - venant notamment de la société Bna, filiale de Sofiprotéol. Dotée de deux sites de production, l'un en France, l'autre en Pologne, son chiffre d'affaires prévisionnel est estimé à 80 millions d'euros. MiXscience proposera une large gamme de produits et service : conseil nutritionnel et en organisation de filières, expertise inductrielle, production de prémix et solution minérales...
Hygiène des élevages
Theseo comptera lui une petite quarantaine de collaborateurs et œuvrera pour la sécurité sanitaire et la performance des élevages. La structure fabriquera et commercialisera des produits et services pour l'hygiène des bâtiments et des animaux, le matériel d'élevage et le traitement de l'eau. Son chiffre d'affaires est estimé à 10 millions. Avec son siège social à Laval, Theseo comptera 20 collaborateurs, précédemment rattachés au département biosécurité du laboratoire vétérinaire Sogeval ainsi qu’une équipe de production d’une quinzaine de salariés. Theseo s’appuiera par ailleurs sur une filiale au Brésil,un bureau commercial en Pologne ainsi que sur un réseau de 67 distributeurs à l’international et de 27 distributeurs en France.
Sofiprotéol, groupe industriel et bras financier de la filière oléagineux, a réalisé en 2013 un chiffre d'affaires en repli de 4 % à 7 milliards d'euros. Les ventes de son pôle animal ont progressé de 4 %, soutenues par la bonne tenue de Sanders, spécialiste de l'alimentation animale.
Avec son plan de développement Cap 2018, le groupe ambitionne d'augmenter de 30 % son chiffre d'affaires et de doubler son excédent brut d'exploitation (Ebitda) à plus de 400 millions d'euros d'ici à 2018. Pour y parvenir, il a notamment lancé un plan de réduction des coûts qui doit lui permettre dès 2018 d'économiser 100 millions d'euros par an. Sur le plan social, des réajustements sont prévus, « mais rien de drastique », assure le groupe.
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