« Loin de l'image idyllique et poétique que peut avoir le grand public, les bergers sont avant tout des professionnels du pastoralisme, et tiennent à le faire entendre et prendre compte », souligne le nouveau syndicat dans ce communiqué.
Réunis depuis 1984 au sein de l'association des bergers de l'Isère, une poignée de bergers a souhaité se regrouper en syndicat afin de négocier un « statut du berger d'alpage salarié » avec les organisations patronales du secteur, a expliqué à l'AFP Cécile Dulaurent, membre fondatrice du syndicat et bergère dans le massif de Belledonne.
« Nous revendiquons d'être embauchés en contrats à durée indéterminée car nos Cdd qui se renouvellent chaque année sont illégaux », a-t-elle notamment expliqué. Le syndicat réclame aussi un « salaire pour vivre dignement », des droits à la formation pour les bergers, un repos hebdomadaire légal, etc.
Le syndicat a pour l'instant une compétence départementale, mais ses membres espèrent que d'autres syndicats se créeront dans d'autres départements de France afin de créer une fédération.
« L'action syndicale dans le milieu pastoral est très tabou. Les bergers sont craintifs, ils ont peur d'être étiquetés "syndicaliste" et de ne plus être embauchés », a souligné Cécile Dulaurent.
Quelque 100.000 brebis, 12.000 bovins, des chèvres, des chevaux et des ânes viennent pâturer chaque année sur les alpages de l'Isère, sous la surveillance d'une centaine de bergers.
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