Le tribunal, dans deux jugements du 13 décembre obtenus mardi par l'AFP, a estimé que la zone de tir autorisée par des arrêtés préfectoraux du 22 novembre, s'étendant sur 19 communes, était trop large et sans « cohérence avec la zone de pâturage concernée par les attaques de loups ». Le tribunal souligne également que ces arrêtés n'ont pas préconisé de « tir de défense ».
La préfecture a annoncé qu'elle « tiendrait compte de ces observations dans ses prochains arrêtés, qui devraient être pris rapidement ».
Jean-François Darmstaedter, président de l'association Ferus pour la conservation du loup, de l'ours et du lynx en France, l'une des trois associations ayant saisi le tribunal administratif, s'est « félicité » de cette décision. « C'est très positif, nous l'accueillons favorablement. Nous sommes farouchement opposés à ces chasses en battue déguisées en chasses au grand gibier. Les tirs de prélèvement ne présentent aucun intérêt, il s'agit uniquement de tirs politiques, pour satisfaire les éleveurs ».
Un loup a été abattu le 2 décembre lors d'une battue aux sangliers sur le terrain militaire de Canjuers (Var), une première dans ce département. Quelque 200 attaques de brebis ont été enregistrées en 2012 dans le Var. Revenu naturellement au début des années 1990 dans les Alpes, le loup est en croissance constante en France (il y en a 250 aujourd'hui), d'où une augmentation des attaques sur les troupeaux d'ovidés (5.848 bêtes tuées en 2012, contre 4.920 en 2011 et 2.680 en 2008).
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