« Contrairement aux engagements que la Commission avait initialement pris, ce rapport ne s'accompagne d'aucune proposition législative permettant de répondre aux attentes des consommateurs et des professionnels de la viande », affirment le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et celui de la Consommation, Benoît Hamon, dans un communiqué.
La Commission a rendu mardi un rapport attendu depuis octobre sur le sujet dans lequel elle estime qu'un tel étiquetage serait coûteux pour l'industrie et le consommateur. L'institution européenne évoque un surcoût de 15 à 50 %. Un chiffre que contestent les ministres français qui parlent plutôt d'un surcoût inférieur à 5 %, en France tout du moins.
De plus, pour MM. Le Foll et Hamon, l'indication de l'origine de la viande doit « être appréhendée comme un dispositif de valorisation des produits européens et non comme un élément visant à déstabiliser le marché intérieur ». Aussi, pour réconcilier les consommateurs avec leur alimentation, ils « demandent une initiative législative de la Commission » sur le sujet. Seule la législation européenne peut obliger les industriels à changer leurs mentions d'étiquetage. Et depuis le scandale des lasagnes au cheval, l'hiver dernier, auquel s'est ajouté ces derniers jours celui d'un nouveau trafic de viande de cheval découvert en France mais à ramification européenne, Paris milite à Bruxelles pour obtenir que l'indication de l'origine de la viande dans les plats préparés devienne obligatoire.
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