Cette obligation, qui doit entrer en vigueur au 1er avril 2015 et porte sur les viandes fraîches ou congelées étend ainsi la traçabilité qui n'était jusque là imposée que pour la viande de bœuf. Le principe d'une telle extension avait été convenu en 2011, mais les Etats membres ont peiné à s'entendre sur ses modalités.
Sur le porc en particulier, certains pays, dont l'Allemagne, les Pays-Bas ou le Danemark étaient réticents à ce que soit mis en lumière leur recours à l'abattage à bas prix dans des pays voisins. Selon une source européenne, le compromis final a été rejeté par la Suède et la Pologne, tandis que Roumanie, Belgique et République tchèque se sont abstenus.
Contrairement à ce qui se fait pour la viande de bœuf, un animal à durée de vie plus longue, la mention du lieu de naissance des animaux a été écartée, car jugée trop complexe et coûteuse à mettre en place. Sur une base volontaire, les viandes d'animaux nés, élevés et abattus dans le même pays pourront toutefois prétendre à une mention nationale « d'origine ». Pour les animaux voyageurs, les labels ne préciseront que le pays d'élevage - celui où l'animal a passé « une part substantielle de sa vie » et d'abattage.
Pour les porcs, principal enjeu des disputes, la « part substantielle » sera de quatre mois pour les bêtes âgés d'au moins six mois. En deçà, les pays où les animaux ont été engraissés de 30 kg à plus de 80 kg pourront se revendiquer terre d'élevage.
Les animaux soumis à des va-et-vient permanents, seront eux signalés comme « élevés dans divers pays » de l'UE ou tiers.
La Commission européenne doit par ailleurs prochainement présenter aux Etats membres trois options pour l'étiquetage de l'origine de la viande dans les plats préparés. En pointe sur ce dossier depuis la découverte de viande de cheval dans des lasagnes, la France veut imposer une traçabilité au niveau européen, mais se heurte aux réticences de nombreux partenaires.
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