Les secteurs d'élevage ont « clairement (été) dans le rouge début 2013 » pour le porc et la volaille et « à peine à l'équilibre pour le lait et la viande bovine et encore, en tenant compte des subventions », a insisté mercredi le président de l'Observatoire Philippe Chalmin en présentant la troisième édition de ses travaux.
Globalement les prix alimentaires à la consommation sont restés relativement stables au cours de la campagne 2012-2013 malgré la flambée des cours des matières premières et de l'alimentation animale. « La vive concurrence entre les enseignes », estime Philippe Chalmin, qui les conduit à réduire leurs marges, a agi comme « le fluide du circuit de refroidissement » pour éviter la surchauffe.
Reste que le produit agricole ne représente plus qu'une « part minime » des prix alimentaires, même pour des produits aussi peu transformés que les fruits et légumes où il compte pour moitié environ du prix affiché en rayon. Même avec l'augmentation des cours des céréales pendant la période considérée, la part du blé dans le prix de la baguette - qui a doublé - n'est passée que de 4 à 9 % entre 2005 et 2012, celle du lait dans le prix du yaourt plafonnant à 15 % en 2013. Pour la viande bovine, cette part atteint 53 % contre 44 % un an avant, et le prix du porc près de 35 % dans celui de la tranche de jambon (contre 31 % un an avant). C'est d'ailleurs aux rayons volailles et charcuterie que « les taux moyens de marge nette rapportés au chiffre d'affaires » sont les plus élevés parmi les rayons alimentaires, atteignant « 8 à 9 % du CA », insiste le rapport. Suivis par les produits laitiers, 3,7 % en moyenne de marge pour la distribution, contre « 0 à 2 % » de marge aux rayons viandes.
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