« Si sept ans ne constituent pas un temps suffisant pour se préparer (à la fin des subventions) alors je ne vois pas combien de temps il faut », a dit Dacian Ciolos au cours d'un point de presse, à la veille d'une rencontre à Bruxelles avec des représentants du secteur.
Des représentants des volaillers Doux et Tilly-Sabco, accompagnés du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, doivent plaider leur cause vendredi à Bruxelles, avec l'espoir d'esquisser des solutions pour faire face à la fin des aides européennes à l'export.
« Demain, on va discuter. On va voir exactement quelles sont les attentes du secteur », a dit Dacian Ciolos. « Dans le cadre de la Politique agricole commune qui vient d'être adoptée, dans le cadre de l'enveloppe budgétaire que la France a allouée, il y a des possibilités pour soutenir le redressement d'un secteur ou d'un autre, y compris de ce secteur », a-t-il ajouté tout en relevant qu'il n'y aura pas de reprises des aides européennes à l'exportation.
Les restitutions, aides ciblées à l'exportation, « sont un outil de gestion des marchés » et non une aide destinée à soutenir la restructuration d'une entreprise individuelle en difficulté, a-t-il souligné.
Entre 2003 et 2013, la France a reçu 767,7 des 887,8 millions d'euros versés au total par l'UE pour soutenir les exportations de viande de volaille, selon la Commission. Avant le coup d'arrêt décidé en juillet, 41 millions ont été versés aux opérateurs français pour l'année 2013. La direction de Tilly-Sabco a imputé à cet arrêt de la perfusion européenne sa décision de cesser son activité de poulet export, qui occupe 300 de ses 340 employés et représentait 90 % de son chiffre d'affaires.
Dès les premières réactions françaises en juillet, la Commission avait mis en cause les défaillances des entreprises françaises concernées à anticiper une réforme prévue. Les restitutions soutenaient l'exportation du poulet congelé entier pour des marchés spécifiques, principalement la CEI (communauté des Etats indépendants, ex-URSS) et le Moyen-Orient.
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