L'arrêté préfectoral qui autorise l'abattage d'un loup a été signé jeudi en fin de journée, a-t-on appris auprès de la préfecture. « Les chasseurs et les lieutenants de louveterie pourront participer à une battue sous la coordination de l'Office National de la chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) comme le prévoit le Plan National Loup », indique la préfecture.
Plus tôt dans la journée, le préfet des Hautes-Alpes et des responsables d'organisations agricoles s'étaient rendus chez l'éleveur ovin qui a perdu une centaine de bêtes dans une double attaque imputée au loup la semaine dernière. « C'est une décision que j'ai prise en concertation. Je pense qu'il n'y a pas d'autre solution que le tir de prélèvement », a déclaré le préfet Pierre Besnard à cette occasion. Au total, 20 brebis ont été égorgées, 13 brebis sont portées disparues et, dans un mouvement de panique, 60 bêtes sont mortes après avoir chuté d'une barre rocheuse.
« Il y a un moment on se demande s'il faut continuer parce que chaque année c'est comme ça. L'année dernière, j'ai déjà été victime de plusieurs attaques », a témoigné l'éleveur âgé de 52 ans et installé depuis 1998. « Ce tir de prélèvement est symbolique. Cela ne réglera pas le problème du loup. Mais il faut marquer le coup », a commenté René Laurans, président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles des Hautes-Alpes (FDSEA).
Selon la préfecture, le nombre d'attaques imputées au loup a baissé de 20 % en 2013 par rapport à l'an dernier dans les Hautes-Alpes. Une centaine d'attaques a été recensée depuis janvier dernier pour un bilan de 450 bêtes tuées.
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