Par un communiqué des ministres de l'Agriculture Stéphane Le Foll et de la Consommation Benoît Hamon, « la France prend acte de ce report et regrette l'absence d'ambition de la Commission européenne à répondre aux aspirations des consommateurs européens qui plébiscitent à 90 % le marquage d'origine des viandes en tant qu'ingrédients ». « Elle appelle la Commission européenne à renforcer son rapport en l'assortissant d'une proposition législative, comme elle s'y était engagée ».
Des divergences au sein de la Commission européenne ont bloqué jeudi l'adoption d'un rapport du commissaire Tonio Borg sur les options envisagées pour étendre l'indication obligatoire de l'origine de la viande dans les plats préparés. L'adoption a été renvoyée à « plus tard », selon une source européenne. Tonio Borg avait estimé qu'une telle mesure d'étiquetage entrainerait une hausse des prix pour les consommateurs.
Pour les ministres français, ce report « doit être mis à profit pour approfondir l'impact des différents scenarii envisagés, qui devra concilier les coûts et l'exigence des consommateurs d'une alimentation de qualité et d'une plus grande transparence, le prix n'étant pas, et ne devant pas être, l'unique critère de choix ».
Paris, poursuivent-ils, a obtenu l'inscription d'un point sur ce dossier à l'ordre du jour du Conseil européen de décembre. Ce sera l'occasion pour la France « de réaffirmer (sa) détermination à mettre en place » un tel étiquetage qu'elle s'apprête pour sa part à inscrire dans son droit national.
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