Les associations Nonant Environnement et Sauvegarde des terres d'élevage ont assigné en référé pour « nuisances à l'ordre public » la société GDE, qui exploite le site, le préfet ainsi que la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal), devant le tribunal de grande instance d'Argentan. Celui-ci tiendra une audience lundi après-midi et les manifestants ont l'intention de rester sur le site jusqu'à cette date.
Entre vingt et trente camions de déchets, qui étaient restés bloqués devant l'entrée de la décharge de GDE jeudi, sont repartis vendredi matin.
Le centre de déchets industriels est situé près du Haras national du Pin. De très nombreuses personnes, associations, professionnels du cheval et responsables politiques se sont mobilisés contre ce projet.
Le centre est toutefois entré en activité mardi matin, jour où la société GDE contestait devant la cour d'appel de Caen la décision du tribunal de grande instance d'Argentan d'ordonner deux expertises, environnementale et hydrogéologique. Le délibéré de la cour d'appel sera rendu le 7 janvier.
« Ils ont enfreint le texte de l'ordonnance qui disait que les analyses sur les terres environnantes devaient être faites avant toute exploitation », a dénoncé Noëlle Sandoz, présidente de l'association Nonant-Environnement.
Le juge des référés du TGI d'Argentan avait demandé mi-août à un expert en pollution et déchets de lui remettre d'ici à cinq mois deux études sur le site. Il faisait ainsi droit à une demande d'associations, notamment d'éleveurs de chevaux, qui craignent une pollution de ces terres d'élevage équin réputées dans le monde entier.
Il est prévu de stocker dans ce centre quelque 2,34 millions de tonnes de déchets industriels pendant ses 17 années d'exploitation.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026