L'attaque, la troisième dans le département depuis le début de l'année, a eu lieu la semaine dernière, alors que les bêtes pâturaient dans un parc électrifié, selon Sylvie Cendre, sous-préfète de Nice-montagne. De nuit, les loups ont « poursuivi le troupeau », constitué d'une trentaine de chevaux de Mérens, et « ont dévoré (...) un cheval qui s'était pris dans les filets d'une piste » de ski, a témoigné Jacques Riguccini, leur propriétaire, interrogé par un correspondant de l'AFP.
« Je ne suis pas éleveur pour faire de la viande à loup », a-t-il ajouté, faisant part de son exaspération après plusieurs attaques sur son troupeau au cours de ces dernières années. Quatre de ses bêtes ont jusque-là été tuées.
Selon la préfecture, un éleveur de chevaux dont une bête est tuée reçoit « entre 460 et 1.800 euros d'indemnisation, en fonction de la race, de l'âge et de la valeur économique de l'animal ».
Les attaques de loups continuent d'être « quotidiennes » sur les troupeaux de brebis du département, a par ailleurs précisé Sylvie Cendre. Selon elle, les éleveurs ont dû faire face à quelque 600 attaques depuis le début de l'année, soit « au moins 1.750 brebis tuées ». Officiellement, il y a 250 loups en France, « mais en réalité, on sait qu'ils sont bien plus nombreux, de l'ordre de 300 à 350 », a-t-elle précisé à l'AFP.
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