La Fédération nationale bovine demande que « la France fasse entendre sa voix à Bruxelles pour s’opposer fermement à la mise en œuvre de l'accord de libre-échange UE-Canada dans de telles conditions. »
« Les éleveurs de viande bovine sont scandalisés par l’accord de libre-échange UE-Canada que la Commission européenne veut mettre en œuvre, avec des ouvertures inacceptables à des volumes de plusieurs dizaines de milliers de tonnes de viandes bovines canadiennes.
La Fédération Nationale Bovine (Fnb) rappelle que les normes de production et de transformation des viandes bovines canadiennes, comme celles d’autres pays tiers, ne sont en rien comparables avec les très hauts standards imposés par Bruxelles pour les viandes bovines européennes.
Les consommateurs européens n’auront pas avec les viandes bovines canadiennes la même garantie de traçabilité et de sécurité alimentaire. Par ailleurs, les normes bien moins contraignantes en matière de respect de l’environnement et du bien-être animal (il n’est qu’à voir les conditions d’élevage en feed-lots de plusieurs milliers d’animaux) constituent une distorsion flagrante de concurrence et une contradiction politique majeure. Quant au sujet des hormones et autres activateurs de croissance de substitution, il est clair que le doute subsistera en permanence sur les contingents des viandes importées des pays-tiers, quand on sait que leur usage est la règle générale à l’extérieur de l’Europe.
Alors que les éleveurs de viande bovine sont au plus bas des revenus de l’agriculture, et sur un marché à l’équilibre très précaire au vu de la tendance de la consommation intérieure, il est incompréhensible que l’Europe ne protège pas notre secteur dans ce type de négociation. Pire, la Commission prépare avec le même aveuglement un accord UE-Usa qui amplifierait très largement la « casse » des exploitations et des emplois de la filière.
La Fnb demande que la France fasse entendre sa voix à Bruxelles pour s’opposer fermement à une mise en œuvre dans de telles conditions, qui apparaissent hors d’un mandat de négociation à la Commission cohérent.
Si, comme le chef de l’Etat l’a indiqué à Cournon, le maintien de l’élevage en France est sa toute première priorité, alors la production de viande bovine ne doit pas « passer à la trappe ». Dans des conditions économiques à venir qui s’annoncent encore plus difficiles, la pérennité du secteur impose impérativement un renforcement du soutien public spécifique en faveur du secteur viande bovine avec une augmentation de l’enveloppe d’aide à la vache allaitante dans la future Pac, point essentiel de compensation aux éleveurs. »

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