Le tribunal administratif a notamment jugé que les tirs de loups, à l'occasion de battues aux gibiers n'étaient pas conformes au protocole loup, selon l'ordonnance de référé dont l'AFP a eu copie.
L'Aspas avait saisi le tribunal administratif le 4 octobre pour contester deux arrêtés du 27 septembre et du 2 octobre pris par le préfet des Alpes de Haute-Provence pour autoriser le tir au loup lors de battues de gros gibiers dans cinq communes du département. Lors de l'audience, le préfet avait indiqué qu'avec une population de 60 loups dans le département, 14 pouvaient être abattus, soit 24 % de la population comme le prévoit la réglementation. Or la préfecture ne donnait l'ordre de n'en tirer qu'un seul.
Jusqu'à présent les opérations de « tirs de prélèvements » de loups se faisaient sous la supervision de fonctionnaires de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), éventuellement avec l'aide de chasseurs bénévoles formés. Mais fin septembre la préfecture avait autorisé les chasseurs à tirer sur des loups lors de battues au grand gibier, dans des zones de chasse très précises.
Le président de l'Aspas, Pierre Athanaze s'est dit « très satisfait » de ces annulations, se demandant « où était le ministre de l'Environnement », Frédéric Cuvillier « qui était au courant de ces arrêtés préfectoraux ». Le 4 octobre, le tribunal administratif de Nice avait donné raison à trois associations de défense des animaux sauvages, qui réclamaient l'annulation d'une autorisation préfectorale accordée aux chasseurs de tuer des loups lors de battues au grand gibier dans les Alpes-maritimes. Selon l'Aspas, deux arrêtés identiques avaient été pris concernant des battues dans le département de la Drôme avant d'être retirés. L'association a par ailleurs saisi le tribunal administratif de Grenoble contre des autorisations de tirs de loup dans la Drôme, hors battue. L'audience a lieu ce vendredi.
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