« Les éléments dont j'ai connaissance aujourd'hui me font dire qu'on est à deux doigts de la liquidation » de Gad, a affirmé Georges Tigreat, assurant que la société était « en situation de cessation des paiements » et qu'elle rencontrait « des difficultés pour commercialiser sa production ». Georges Tigreat est également président de la communauté de communes de Landivisiau dont dépend Lampaul-Guimiliau, site d'un des deux abattoirs de Gad.
Gad Sas « dément formellement » cette information, a réagi un porte-parole de la société, interrogé par l'AFP. « Nous n'avons aucun problème de paiement », a-t-il ajouté, soulignant simplement qu'il « pouvait y avoir des retards techniques dus à la sortie de redressement judiciaire de 24h maximum ». « Il n'y a aucune difficulté » pour commercialiser la production, a-t-il en outre assuré.
Le tribunal de commerce de Rennes a validé vendredi le plan de continuation présenté par la direction de Gad - le seul présenté aux juges -, entérinant la suppression de 889 emplois, principalement à l'abattoir de Lampaul-Guimiliau (Finistère), sur 1.700.
Georges Tigreat a informé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, à la veille d'une réunion d'urgence à Matignon sur la crise de l'agroalimentaire en Bretagne, des difficultés de trésorerie rencontrées, selon lui, par Gad SAS. « Quatre jours seulement après la décision du tribunal de commerce, l'entreprise (Gad SAS) a donné l'ordre de ne plus rien mettre en paiement faute de liquidité », écrit-il à Jean-Marc Ayrault dans un courrier daté de mardi et dont l'AFP s'est procuré copie. Georges Tigreat estime dans sa missive, dont une copie a été adressée à plusieurs ministres, élus et autorités locales, qu'il « n'existe qu'une seule solution » face à « l'onde de choc sociale qui déferle en ce moment sur le Finistère nord » : « redémarrer l'activité du site de Lampaul-Guimiliau ». Il assure avoir écrit ce mardi au président de la Cecab - le groupe coopératif morbihannais est le premier actionnaire de Gad SAS - afin que la « propriété du site de Lampaul-Guimiliau soit cédée à la Communauté de communes du Pays de Landivisiau », estimant que l'abattoir est « économiquement rentable ».
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »