Une cinquantaine d'éleveurs ont passé toute l'après-midi devant le tribunal correctionnel de Nice pour le soutenir dans le calme. A la sortie du tribunal, Didier Trigance, éleveur depuis trente ans, était visiblement soulagé. « Je me suis excusé, je suis en tort », a précisé ce berger de Saint-Martin d'Entraunes, tout en soulignant que son troupeau de 2.000 brebis avait subi trois nouvelles attaques de loups durant l'été. Il a également perdu un chien de défense des troupeaux.
Le parc national du Mercantour, satisfait que le tribunal ait reconnu les victimes, a indiqué jeudi qu'il n'exigerait pas les frais de justice auprès de l'éleveur. Le 8 août, des agents du parc national du Mercantour étaient venus dresser un constat après une attaque, une démarche nécessaire pour obtenir une indemnisation. La situation s'était tendue. Un agent avait reçu un coup de tête et un autre avait été frappé à coups de manche de pioche, selon la direction du parc qui avait porté plainte, tout en reconnaissant les difficultés de la profession. Cet incident était lié « à l'exaspération, l'épuisement physique et moral d'un éleveur sous la pression permanente du loup », ont expliqué les organisateurs de la manifestation de soutien.
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