Jusqu'à présent les opérations de « tirs de prélèvements » de loups se faisaient sous la supervision de fonctionnaires de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), éventuellement avec l'aide de chasseurs bénévoles formés. Mais face à la difficulté de réduire la population de loups dans le département de France le plus touché par des attaques de troupeaux, la préfecture des Alpes-Maritimes a autorisé pour la première fois à la mi-septembre les chasseurs à tirer sur des loups lors de battues au grand gibier, dans des zones de chasse très précises.
Dans ce cadre, des chasseurs ont tué un loup et une louve, au grand dam de trois associations écologistes qui ont immédiatement saisi le tribunal administratif de Nice en référé pour mettre fin à cette autorisation préfectorale. L'avocat de la préfecture, David Barjon, a argué mardi que seuls des chasseurs formés et habilités pouvaient tirer des loups et que l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) exerçait un contrôle avant et après ces battues. Les avocats de l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas), France nature environnement (FNE) et Ferus ont calmement décortiqué mercredi les textes juridiques existants pour dénoncer une pratique « illégale ».
Me Benoît Candon s'est dit « excédé que l'Etat considère que les montagnes sont l'attribut des éleveurs ». « Les randonneurs aimeraient rencontrer des loups », inoffensifs pour l'homme, a-t-il ajouté. La préfecture des Alpes-de-Haute-Provence vient également de prendre deux arrêtés permettant à des chasseurs de tirer un maximum de trois loups.
Dans les Alpes-Maritimes, l'autorisation donnée aux chasseurs est illimitée quant au nombre de loups pouvant être tués lors d'une même battue. Ils ne doivent pas bien-sûr dépasser un total national fixé par le gouvernement au printemps dernier, soit 24 loups, représentant environ 10 % de leur population estimée dans les massifs français. « Quant on tue un loup, il est inutile d'en tirer d'autres pour protéger un troupeau, il y a un effet positif jusqu'à la fin de la saison », a argué Me Candon, textes à l'appui. « Qui me garantit qu'il n'y aura que des chasseurs habilités par le préfet dans une battue ? », s'est aussi interrogé son confrère Mathieu Victoria.
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