Occupation du siège du groupe Ramery, le 12 septembre 2013. (©Confédération paysanne)Le « projet de ferme de 1.000 vaches » a beau n’être accepté que pour 500 vaches laitières, il suscite toujours autant une farouche contestation. Samedi 28 septembre à 14 h, la construction des bâtiments, à Drucat dans la Somme, sera de nouveau perturbée par une grande manifestation des opposants à ce projet porté par l’industriel Michel Ramery. Novissen, l’association locale d’opposition, soutenue par la Confédération paysanne, prévoit une nouvelle mobilisation.
« 1.000 vaches seront rassemblées sur le site », explique la Confédération paysanne. Des fausses, évidemment ! « 1.000 personnes mettront symboliquement un masque de vache pour dénoncer l’aberration de ce projet », précise Laurent Pinatel, le président de la Confédération paysanne, qui sera présent à la manifestation.
Les suites du démontage
Cette nouvelle mobilisation intervient deux semaines après l’action musclée du 12 septembre dernier par la Confédération paysanne. Alors que certains opposants avaient occupé le siège social du groupe de Btp de Michel Ramery, d’autres ont opéré un « démontage » sur le site en construction.
Le lendemain, sur le stand du ministère de l’Agriculture au Space à Rennes, une délégation de la Confédération paysanne était venue apporter quelques tuyaux prélevés sur le site, pour dénoncer le projet.
Laurent Pinatel sur les traces de Bové
Egalement sur le front du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, la Confédération paysanne semble vouloir faire de la ferme de 1.000 vaches un symbole de sa lutte contre l’industrialisation de l’agriculture. « Novissen, l’association locale, mobilise les troupes et agit sur le plan juridique. De notre côté, nous voulons donner une dimension nationale au problème qui est posé », explique Laurent Pinatel, qui se dit « prêt à multiplier les actions pour stopper ce projet ». « Il faut faire vite, poursuit-il, dans la mesure où les fondations sont en cours de construction. »
Cette posture n’est pas sans rappeler un certain José Bové, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, qui était en tête de file du démontage très médiatisé du McDonald de Millau, en Aveyron.
Plus généralement, le syndicat ne cache pas son souhait de « reprendre une phase d’actions » pour réaffirmer ses positions. « Stéphane Le Foll nous a rappelé à plusieurs reprises que ce projet ne lui convenait pas par rapport à sa vision de l’agriculture, bien qu’il ait reçu toutes les autorisations ». « Si le ministre veut être cohérent avec sa politique, il doit faire en sorte de modifier la réglementation pour qu’un tel projet ne voit pas le jour. »
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