Le principal actionnaire (65 %) du groupe d'abattoirs, la coopérative agricole Cecab, est prêt à investir 35 millions d'euros pour relancer Gad dans le cadre du plan de continuation qui prévoit « de sauver un millier d'emplois sur 1.600 », précise Christophe Peter. Mais ce plan de continuation est soumis à un engagement de l'autre actionnaire de Gad, le producteur de porcs Prestor (35 % du capital), de fournir au moins 37.000 cochons par semaine aux abattoirs, souligne le DG du groupe. « Prestor n'a pas encore donné sa réponse (...) Cependant, sans un accord d'approvisionnement, il n'y aura pas de plan de continuation. Gad joue sa survie », prévient Christophe Peter.
Le directeur général de Gad estime qu'une liquidation de sa société « serait une double catastrophe », car outre les 1.600 licenciements, « une bonne partie des porcs précédemment livrés à Gad Sas se retrouverait au Marché du porc breton, à Plérin (Côtes d'Armor), entraînant une baisse de 15 % à 20 % des cours ».
Le plan de continuation prévoit la fermeture de l'un des deux abattoirs du groupe, à Lampaul-Guimiliau (Finistère). Le 21 août, le tribunal de commerce de Rennes a fixé impérativement au 18 septembre la présentation de ce plan finalisé ou d'un plan alternatif de cession, prolongeant la période d'observation de l'entreprise jusqu'au 16 octobre. Victime de la crise de la filière porcine, Gad a été placé fin février en redressement judiciaire.
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