« Il n'y aura pas d'action samedi soir ni dimanche soir », ont assuré des producteurs à l'AFP, sous couvert d'anonymat. « Il y a une réunion en préfecture la semaine prochaine. Donc on laisse ce répit, en attendant les résultats de cette réunion », a indiqué l'un d'eux. « Mais s'il n'y a pas de résultats, ça va faire mal la semaine prochaine », a prévenu un autre.
Les producteurs avaient déjà menacé ces derniers jours de radicaliser leurs actions. L'organisation de la réunion par le préfet de Bretagne avec la filière avicole a été annoncée vendredi par le ministère de l'Agriculture. Sa date exacte sera précisée lundi, selon Yves-Marie Beaudet, président de la section œufs de l'Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne et des Pays de Loire (UGPVB), qui représente 40 % de la production française d'œufs avec 20 millions de pondeuses. Des producteurs ont laissé entendre qu'elle pourrait se tenir mardi.
Réunis au sein d'un collectif informel, les producteurs en colère, qui protestent contre la faiblesse des cours dans un contexte de surproduction et réclament des mesures d'urgence, ont cassé quatre jours de suite des centaines de milliers d'œufs. Après Ploumagoar (Côtes d'Armor) mardi, Carhaix (Finistère) mercredi, Morlaix (Finistère) jeudi, ils ont à nouveau détruit quelque 140.000 œufs vendredi soir à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor).
« On revendique la mise à l'écart de 5 % de la production », a de nouveau expliqué un membre du collectif. « Nous, petits producteurs, on le fait en cassant une partie de notre production, aux gros, aux organisation de producteurs, de faire de même ou de trouver une autre solution », a-t-il insisté.
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