« J'ai rencontré des éleveurs complètement désemparés qui ne peuvent plus faire leur métier comme ils le faisaient, qui n'arrivent plus à avoir de revenus (...) à cause de ce prédateur », a declaré Jean-Pierre Royannez qui se trouvait vendredi dans le Var, après s'être rendu jeudi dans les Alpes-de-Haute-Provence. « Ils disent : "on n'en peut plus. Il faut être toute la journée avec nos troupeaux, la nuit il faut être encore avec nos troupeaux (...) Le matin, on se lève, on va avec le stress au ventre au troupeau. Est-ce qu'on ne va pas en trouver plusieurs à terre, un troupeau complètement éclaté de partout ?" », a-t-il ajouté, après une rencontre avec une cinquantaine d'éleveurs à Rians (Var).
« Ils commencent à se dire qu'il va peut-être falloir abandonner le troupeau. Et s'ils abandonnent le troupeau, pour beaucoup d'entre eux, ils savent qu'ils abandonnent le métier, parce qu'ils n'ont pas la possibilité de faire autre chose », a affirmé Jean-Pierre Royannez, en charge du dossier "prédateurs" à la FNSEA. « Il faut que l'Etat, ce coup-ci, mette vraiment les moyens et assume sa responsabilité », a-t-il ajouté.
Dans le cadre du plan loup, signé par le gouvernement en mai, 24 loups pourront être abattus pour la période 2013-2014, soit plus du double du plafond actuel (11 pour 2012-13). Entre 2008 et 2012, seuls sept loups ont toutefois été tués. « L'Etat a dit qu'il faut en prélever 24 au maximum. On en aurait souhaité plus (...) mais 24 c'est déjà bien pour commencer (...) Prélevons-les », a estimé Jean-Pierre Royannez.
Revenu naturellement au début des années 1990 dans les Alpes, le loup - espèce protégée - est en croissance constante en France (il y en a 250 aujourd'hui), d'où une multiplication des attaques sur les troupeaux d'ovidés (5.848 bêtes tuées en 2012, contre 4.920 en 2011 et 2.680 en 2008).
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