Cette reprise concerne la production de plats cuisinés, en l'occurrence du cassoulet. La transformation de viande, l'autre activité traditionnelle de cette entreprise fondée en 1970 par Laurent Spanghero et son frère Claude avant d'être cédée en 2009 à la coopérative basque Lur Berri, est toujours à l'arrêt, faute de commandes.
« Vous savez, quand on démarre de zéro, il faut partir de quelque chose. C'est ce que nous sommes en train de faire », a déclaré à l'AFP Laurent Spanghero, précisant qu'une « petite quarantaine » de salariés seraient au travail mercredi.
« Nous avons plusieurs commandes à honorer, de différentes enseignes de la grande distribution », a ajouté Laurent Spanghero, 74 ans.
Le 5 juillet, Laurent Spanghero et ses deux partenaires financiers, un promoteur immobilier de Narbonne Jacques Blanc et la société Investeam, avaient obtenu du tribunal de commerce de Carcassonne de reprendre la société. Ils se sont engagés à sauvegarder 90 des 230 salariés pendant au moins deux ans. Ils ont recruté depuis cinq autres personnes pour pourvoir à des postes précis.
Désireux d'abandonner un nom discrédité par le scandale de la viande de cheval, qui a entraîné la désaffection des clients de la société, les repreneurs avaient envisagé de nommer la nouvelle société "Saveurs occitanes", un nom déjà déposé, avant d'opter finalement pour "La Lauragaise", en référence à la région d'implantation de l'entreprise.
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