Laurent Spanghero, 74 ans, et ses deux partenaires financiers (le promoteur Jacques Blanc et Investeam) ont obtenu du tribunal de commerce de Carcassonne le 5 juillet de reprendre l'entreprise, et devraient garder 95 des 230 salariés pendant au mois deux ans.
La société, fondée en 1970 par les frères Laurent et Claude Spanghero, et que la famille Spanghero avait cédée en 2009 au groupe coopératif basque Lur Berri, avait perdu la plupart de ses clients après sa mise en cause en février pour avoir frauduleusement vendu de la viande de cheval comme étant du bœuf. Elle était menacée de disparition.
Désireux d'abandonner un nom discrédité, les repreneurs avaient envisagé de nommer la nouvelle société "Saveurs occitanes". « Le nom avait déjà été déposé et nous avons donc choisi La Lauragaise, c'est tout indiqué car c'est notre région », a précisé Laurent Spanghero.
Le repreneur indique avoir trouvé « quelques clients » pour reprendre la production de plats cuisinés. « Il faudra une semaine pour être prêts car nous venons seulement d'avoir samedi les agréments sanitaires nécessaires pour une société juridiquement nouvelle », a-t-il ajouté.
Les premiers produits pourraient être vendus sous marque de distributeur. Dans un second temps l'entreprise envisage d'utiliser la marque "Saveurs des terroirs".
L'entreprise compte également relancer l'activité de transformation de viandes de l'usine de Castelnaudary.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026