Le tribunal devait examiner successivement deux dossiers de reprise de l'entreprise de 230 salariés, qui devraient dans le meilleur des cas préserver une centaine d'emplois. S'il ne devait retenir aucun des deux projets, le tribunal peut aussi confirmer la liquidation judiciaire de l'entreprise, prise le 19 avril, avec autorisation de poursuivre l'activité de l'entreprise pour 3 mois.
Une vingtaine de salariés étaient rassemblés devant le tribunal pendant que les deux candidats repreneurs planchaient devant les magistrats.
Le premier projet est porté par Laurent Spanghero, qui a fondé l'entreprise avant de la céder en 2009 à la coopérative basque Lur Berri, associé au promoteur immobilier Jacques Blanc et à la société de capital-risque Investeam.
Le second projet, soutenu par des salariés, est porté par l'entreprise Delpeyrat (foie gras et plats cuisinés) associée à la société Deveille, de Feurs (Loire), spécialisée dans la transformation de la viande (abattage, steaks, saucisses).
Les salariés s'inquiètent d'un retrait de dernière minute de l'entreprise Deveille, qui compromettrait le dossier. Mais son directeur général, Jacques Meley, s'est voulu rassurant à l'entrée du tribunal : « Nous avons décidé de laisser Delpeyrat en avant pour négocier avec les banques car ils ont une tout autre surface que nous. Mais nous restons dans le projet », a-t-il indiqué.
On ignorait mardi matin si le tribunal rendrait sa décision le jour-même ou avec un délibéré de quelques jours.
« Il était important d'être là car c'est notre avenir. On espère qu'un des deux dossiers passera, mais cela nous semble très compliqué », a déclaré devant le tribunal Sabine da Silva, membre du collectif de défense des salariés.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026