 En tout, huit brebis ont été tuées et 33 blessées dans deux attaques consécutives. (© Terre-net Média) |
« Pendant dix jours, des lieutenants de louveterie et des représentants de l'Office de la chasse vont conduire une opération d'effarouchement pour protéger les troupeaux contre un éventuel loup ou un chien errant responsable de ces attaques », a-t-on précisé à la préfecture de Haute-Marne.
En tout, huit brebis ont été tuées et 33 blessées dans deux attaques consécutives qui ont eu lieu dans les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi contre deux troupeaux d'une même exploitation entre les communes de Nully et de Blumeray (Haute-Marne).
« Après les analyses du terrain, on sait que c'est un grand canidé mais en l'absence d'excréments ou de poils qui permettraient une analyse Adn, on ne peut pas dire avec certitude si c'est un loup ou un chien errant », a précisé à l'Afp Vincent Montibert, le responsable départemental de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (Oncfs).
Selon lui, les patrouilles qui circuleront à l'aurore et à l'aube vont tenter «dans un premier temps d'identifier l'animal puis de l'effrayer pour le délocaliser dans un territoire moins sensible ».
« Même s'il s'agissait d'un loup il est de toute façon hors de question de le tirer car c'est une espèce protégée », a souligné M. Montibert.
Fin mai et début juin, cinq attaques de troupeaux avaient été recensées dans des communes du département de l'Aube situé à quelques kilomètres de Nully.
Quatre de ces attaques avaient été classées «loup non exclu » par les spécialistes de l'Oncfs qui, faute de traces Adn, ne pouvaient confirmer la présence d'un loup dans le secteur.
« Il y a une présence avérée de loups dans les Vosges et on peut imaginer qu'un individu pourrait chercher à s'implanter dans le territoire, mais pour le moment, aucune preuve n'atteste de ce scénario », a précisé Vincent Montibert.
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