« Nous avons un plan que nous avions mis en place au moment des inondations dans l'Est. Le ministère de l'Agriculture a défini les règles qui s'appliquaient à ce moment-là, il y a un mois et demi », a déclaré le ministre à la presse, avant d'entamer une réunion de travail avec des élus locaux et des représentants d'organisations agricoles locales. « Ce plan va s'appliquer ici, avec des actions sur les cotisations, sur les annuités d'emprunt, sur la possibilité d'utilisation des jachères (...) Nous allons aussi utiliser le fonds de calamité », a-t-il ajouté. « Ces mesures ont déjà été mises en œuvre ailleurs, elles le seront ici, tout de suite, et ce sont les services de l'Etat qui seront chargés de les mettre en œuvre », a-t-il souligné.
Les orages de grêle et déluges (les intempéries en image) qui s'abattent sur les cultures depuis le début de la semaine après un printemps froid et humide viennent alourdir la facture pour l'agriculture avec des dégâts estimés jeudi à 500 millions d'euros par la FNSEA.
Le sud-ouest a été particulièrement touché par des inondations, des orages de grêle et, depuis plusieurs mois, par des précipitations très importantes. « En ce qui concerne le montant des dégâts, cela nécessite une évaluation. Le président de la FNSEA fait des annonces, nous, nous allons évaluer tout cela. Mais je ne suis pas en capacité d'annoncer des chiffres », a réagi le ministre.
« Je reviens de Bruxelles, nous allons regarder ce que nous allons pouvoir faire à l'échelle européenne, surtout que d'autres pays sont frappés par les inondations », a-t-il encore ajouté.
Fernand Batinié, secrétaire général de la Coordination rurale de Haute-Garonne, n'a pas caché les attentes très importantes des agriculteurs en ces temps difficiles. « Ce que l'on attend du ministre, c'est qu'il fasse jouer la solidarité nationale et européenne. Donc que des fonds soient débloqués. Dans le cas contraire, l'agriculture française deviendra un mouroir. On arrive au bout là, c'est la goutte qui fait déborder le vase », a-t-il déclaré.
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