La conclusion de l'accord permettrait « une ouverture massive du marché européen à la viande bovine issue des Etats-Unis dont les normes de production en matière environnementale, sanitaire et de bien-être animal sont en inadéquation complète avec les exigences du consommateur français », dit Interbev jeudi dans un communiqué.
Les professionnels dénoncent par avance les « potentielles distorsions de concurrence causées par ce type d'accord très largement en défaveur des pays de l'Union Européenne et notamment de la France, à une heure où la survie de la filière élevage et viande est déjà fortement fragilisée ». « Ce différentiel de compétitivité des viandes entre la France et les Etats-Unis pourrait peser très lourd », juge-t-elle, au risque de provoquer des « fermetures d'exploitations et d'entreprises ».
Pour Dominique Langlois, président d'Interbev, « les filières de viande françaises (...) ne peuvent pas être considérées comme variable d'ajustement au sein des relations commerciales mondiales ». Interbev conclut en « exigeant » le « maintien de toutes les mesures de marché protégeant les viandes françaises », « la réciprocité » des contraintes en termes de bien-être animal, OGM, coût du travail, et « l'absence d'ouverture de contingents supplémentaires aux viandes produites aux Etats-Unis contre d'hypothétiques ouvertures d'autres produits ou secteurs ».
Les normes sanitaires américaines autorisent - voire exigent - notamment l'usage d'hormones et de certains antibiotiques sur les bovins et le rinçage des volailles au chlore, ainsi que les cultures d'organisme génétiquement modifiées.
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