« L'actionnaire Cecab est prêt à ouvrir de façon collective et constructive une réflexion rapide sur un projet de continuation amélioré, s'inscrivant dans la durée », a annoncé la coopérative dans un communiqué, publié à la veille de son assemblée générale, vendredi. Gad SAS, pour qui aucun repreneur ne s'est manifesté à ce jour, et qui n'exclut pas la fermeture d'un de ses deux abattoirs en raison de la baisse d'activité, est détenu à 65 % par la Cecab et à 35 % par le groupement de producteurs de porcs Prestor.
Une source syndicale avait indiqué en début de semaine à l'AFP que les adhérents de la Cecab, principalement orientés vers la production légumière, souhaitaient se débarrasser de la filière porcine, déficitaire depuis plusieurs années.
Mais « l'actionnaire Cecab annonce aujourd'hui, qu'avec le management de Gad SAS, les administrateurs judiciaires et la coopérative Prestor, il travaille au financement d'un plan de continuation de la société Gad SAS », souligne le communiqué.
Ce plan de continuation est toutefois conditionné à « un maintien de l'engagement de l'actionnaire fournisseur Prestor pour l'approvisionnement en porcs », et son « financement nécessitera un effort équitable mais significatif de toutes les parties (actionnaires, pouvoirs publics, partenaires financiers, créanciers) », précise le texte. En tout état de cause, « avec seulement 43 à 45 000 porcs/semaine, les deux outils de Gad SAS sont actuellement en surcapacité industrielle », estime la Cecab.
Fin mai, des élus locaux avaient annoncé que Gad envisageait la fermeture au 20 août de l'abattoir de Lampaul-Guimiliau (Finistère), qui emploie 850 personnes. Le groupe avait indiqué que « toute décision était à ce stade prématurée ». Selon les administrateurs judiciaires, tout repreneur peut se manifester jusqu'à la fin de la période d'observation, fixée au 21 août.
Outre l'abattoir finistérien, Gad emploie 650 personnes dans son abattoir de Josselin (Morbihan), ainsi que 50 salariés à son siège de Saint-Martin-des-Champs (Finistère) et 80 dans son atelier de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
La société a, selon une source proche du dossier, accusé 20 millions d'euros de pertes en 2012, en raison notamment d'une baisse de la production porcine française dans un contexte de forte concurrence internationale.
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