Ils étaient une cinquantaine à se poster vers 6h devant les accès de l'usine, a dit à l'AFP par téléphone Jean Aparicio, élu Force Ouvrière. C'est la troisième opération menée en moins d'une semaine par les employés de Spanghero contre la coopérative basque Lur Berri, qui a racheté leur entreprise en 2009 et détient aussi 49,8 % du capital de la maison mère de Labeyrie depuis 2010.
Les 230 salariés de Spanghero, très éprouvés, veulent obtenir de Lur Berri plus d'argent pour accompagner leur plan social. Ils risquent d'être pour une grande partie, voire tous, licenciés dans quelques semaines.
Leur entreprise a brutalement sombré depuis sa mise en cause par le gouvernement mi-février comme un acteur majeur du scandale européen de la viande de cheval. Les clients se sont massivement détournés d'une société accusée d'avoir sciemment revendu du cheval à la place de bœuf à des entreprises produisant elles-mêmes des plats cuisinés comme des lasagnes pour de grandes marques ou de grands distributeurs. La société est en liquidation judiciaire depuis avril avec maintien de l'activité pendant trois mois jusqu'au 19 juillet, le temps de peut-être trouver un repreneur. Un plan social est en route. Lur Berri a mis sur la table des mesures pour accompagner le départ de ceux qui seront licenciés. Les salariés les trouvent indignes. Ils ont déjà bloqué jeudi l'entrée d'une usine de produits Labeyrie à Saint-Geours-de Maremnes (Landes), et ont manifesté vendredi devant le siège de Luc Berri à Aïcirits-Camou-Suhast (Pyrénées-Atlantiques). Ils ne « lâcheront rien », disent-ils.
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