« Certains distributeurs ont annoncé début mai être prêts à relever les tarifs d'achat de certains produits à base de viande d'origine française pour parer aux difficultés actuelles » mais ces bonnes intentions ne se sont pas encore traduites en actes, relève le ministère.
Du coup, il a été demandé au médiateur « de mener une médiation entre les producteurs, les abatteurs, les transformateurs, et les distributeurs, afin que des propositions se traduisent concrètement, dans des délais acceptables ».
Le prix du porc payé à l'éleveur est en forte baisse depuis le début de l'année, malgré des coûts de production élevés compte tenu notamment des cours des céréales qui renchérissent le prix de l'alimentation animale. Les abatteurs et entreprises charcutières sont également en difficile posture face à la redoutable concurrence des Allemands.
Au terme de plusieurs semaines de négociation et après la médiation insistante du gouvernement et du médiateur, distributeurs et industriels avaient consenti fin avril à payer le litre de lait 2,5 centimes plus cher aux éleveurs, pour faire face à leurs hausses de charges. Une hausse qui ne serait toutefois qu'une avance sur trésorerie dans certains cas, selon des syndicats agricoles.
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