Réunis autour de pancartes proclamant « SOS Plan social » et « Salariés victimes », les employés ont scandé « Préjudice, injustice ». Ils ont souligné qu'ils combattaient « pour sauver des emplois » et pour « un plan social qui les indemnise au-delà du minimum légal ».
Un comité d'entreprise extraordinaire est prévu mardi 28 mai au cours duquel l'administrateur judiciaire aux commandes depuis le 19 avril, devrait annoncer aux représentants des salariés le plan de sauvegarde de l'emploi.
Les salariés craignent que « l'administrateur ne prenne en compte les éventuelles offres de reprise que jusqu'au 28 mai, date du Comité d'entreprise, et non jusqu'au 31 mai comme l'avait promis le gouvernement », a déclaré Jérôme Lagarde (FO), secrétaire du Comité d'entreprise.
Depuis qu'elle a été désignée mi-février comme un responsable primordial du scandale de la viande de cheval, Spanghero ne donne plus de travail qu'à environ 80 personnes sur ses 240 salariés. Mais ces derniers redoutent qu'en l'absence de plan de reprise crédible, le PSE n'aboutisse à licencier la totalité des effectifs.
Deux projets de reprise ont à ce stade été déposés : le premier avec la participation du fondateur de l'entreprise, Laurent Spanghero, et le second un projet de Scop des salariés qui se veut, selon eux, « complémentaire et non pas concurrent ».
« Ces deux projets ne sont qu'embryonnaires, on ne sait s'ils seront complétés d'ici mardi », a déclaré Jérôme Lagarde.
Les syndicats FO, CGC et CFDT, les seuls présents dans l'entreprise, viennent de recevoir le renfort d'un « collectif de salariés » pour défendre les intérêts des « salariés victimes ».
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