Lur Berri, grand groupe agroalimentaire du Sud-Ouest revendiquant plus de 500 salariés et 5.000 adhérents, a été beaucoup critiquée depuis la mise en cause de Spanghero en février : par une partie de ses adhérents pour ce qu'ils considèrent comme un expansionnisme manifesté par le rachat de Labeyrie en 2010 ; par le député européen José Bové pour une politique qui « nie le territoire » ou, dernièrement, par Laurent Spanghero. Ce dernier, qui a fondé avec un frère l'entreprise Spanghero à Castelnaudary (Aude) avant de la vendre en 2009 à Lur Berri, accuse la coopérative d'avoir poussé la société à la ruine.
Piquée au vif, Lur Berri a dénoncé mardi dans un communiqué « les attaques portant gravement atteinte à la responsabilité de la coopérative », les « propos irrespectueux » et les « calomnies ». « Lur Berri n'a commis aucune faute (...) Elle est une victime collatérale de l'affaire de la viande de cheval », dit-elle, tout en signifiant que Spanghero elle-même était aussi la victime d'agissements frauduleux.
Même si elle vient de décider de vendre Spanghero, aujourd'hui en liquidation judiciaire avec maintien de l'activité pendant trois mois, Lur Berri assure ne pas lâcher une société qu'elle a aidée « jusqu'au bout de ses possibilités ». Quant aux accusations de Laurent Spanghero, Lur Berri répond qu'au contraire, c'est elle qui a repris Spanghero en 2009 en « situation de quasi-faillite » et qui l'a ramené à l'équilibre en 2012, avant que le scandale n'éclate.
Spanghero se bat aujourd'hui pour sa survie, dans l'espoir d'un repreneur. Il n'y a actuellement de travail que pour 80 des 240 salariés. L'administrateur judiciaire devrait présenter sous peu un plan social censé faciliter une reprise. Lur Berri a fait du reclassement des salariés une « priorité » et mobilise toute ses filiales en vue de reclassements internes, assure la coopérative.
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