 La CR dénonce la position de certaines laiteries qui considèrent la hausse du prix du lait comme une avance de trésorerie. (© Terre-net Média) |
Des producteurs commencent à recevoir les bordereaux de règlement de vente de leur lait pour avril et, sur ceux-ci, est indiqué que « cette avance exceptionnelle sera récupérée sur les livraisons du second semestre 2013 selon des modalités qui seront communiquées ultérieurement », rapporte le syndicat minoritaire. « Il apparaît aujourd'hui que cette "augmentation" s'avère n'être
qu'une avance de trésorerie ! Encore un sale tour joué aux éleveurs ! », dénonce la Coordination rurale.
Contactée par l'Afp, la Fédération nationale des producteurs de lait (Fnpl), branche de la Fnsea, confirme que « certaines entreprises ne respectent pas cet engagement mais les positions sont très hétérogènes » de l'une à l'autre. « Le médiateur avait proposé une hausse sur le 2e trimestre pour faire face aux charges des éleveurs mais il n'a jamais été question d'une avance ! », ajoute la porte-parole de la Fnpl, qui fut à l'origine de la revendication réclamant une hausse d'urgence.
Au terme de plusieurs semaines de négociation et après la médiation insistante du gouvernement, distributeurs et industriels avaient consenti fin avril de payer le litre de lait 2,5 centimes plus cher. Les éleveurs ont vu leurs coûts de production augmenter fortement en raison de la hausse des prix des céréales qui a fait flamber le coût de l'alimentation animale. Dans ces conditions, le creux traditionnel du printemps est un peu plus rude cette année, notamment pour leurs trésoreries et ils demandaient une hausse, le temps de passer cette étape difficile.
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