Le principe de tels tests a été approuvé vendredi par le « Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale », composé de représentants des Etats membres. « La Commission européenne a fait une recommandation en ce sens et le Comité l'a approuvée. Pratiquer des tests inopinés vise à avoir le plus grand effet dissuasif possible », a indiqué à l'AFP une source européenne. « L'idée de le faire a été actée », a précisé une autre source européenne. « A l'avenir, on pourrait sans prévenir mener, à l'échelle européenne, des tests durant trois semaines à un mois sur un type de produit pour déterminer s'il comporte des traces ADN » d'un aliment non mentionné sur l'étiquette, a-t-elle ajouté. « Mais il reste des problèmes techniques à surmonter, notamment la question du coût », a-t-elle ajouté.
Le Comité s'était réuni vendredi pour examiner les résultats des tests pratiqués dans les 27 pays de l'UE à la suite du scandale de la viande de cheval. Publiés mardi, ces tests ont révélé que près d'un produit alimentaire sur 20 testé en Europe contenait de la viande chevaline, et près de trois fois plus en France qui affiche le score le plus élevé. La Commission avait accepté de co-financer jusqu'à 150 tests dans chaque Etat. La France a décidé d'en réaliser 353, dont 203 à ses frais. Chaque test revient à 400 euros.
Bruxelles souhaite également durcir les sanctions financières applicables en cas de fraude alimentaire. Une proposition en ce sens sera présentée dans les prochains mois. Le scandale de la viande de cheval a fait tache d'huile en Europe depuis la découverte mi-janvier, en Irlande et en Grande-Bretagne, de hamburgers contenant de la viande chevaline. Il a provoqué le retrait de millions de plats préparés des rayons des supermarchés, dont les ventes ont, par ailleurs, chuté, et ébranlé la confiance des consommateurs.
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