« On attend une lettre d'engagement d'un groupe anglais », a indiqué à l'AFP Régis Valliot, administrateur du groupe Doux en redressement judiciaire depuis juin 2012, alors qu'expirait lundi soir le délai pour une éventuelle candidature à la reprise du site. « Tant qu'il y a une chance d'avoir une offre, on ne va pas fermer » la procédure, a expliqué Régis Valliot. « On ne peut pas se permettre de perdre une candidature si elle est sérieuse et il semble qu'elle soit sérieuse », a-t-il ajouté, disant espérer recevoir un engagement écrit « aujourd'hui, demain, incessamment ».
Mais, « on ne peut pas trop presser les gens parce que c'est un grand groupe qui est très occupé sur autre chose », a-t-il estimé, indiquant cependant que le site de Pleucadeuc « perd beaucoup d'argent, donc le plus vite serait le mieux ». L'identité du groupe pressenti n'a pas été dévoilée.
« Le secteur est complétement dépressif sur la dinde en France », a-t-il rappelé, soulignant qu'en revanche « le marché anglais de la dinde, lui, va bien », les Anglais en consommant beaucoup plus que les Français.
Le site de Pleucadeuc avait été repris début septembre par la société Galina, filiale de Doux. Lors de cette reprise, quelque 270 emplois avaient été détruits. Placé en redressement judiciaire le 1er juin 2012, le groupe Doux a vu son pôle frais, déficitaire, liquidé et partiellement repris début septembre, avec la perte d'un millier d'emplois. Il se compose désormais des pôles surgelés et produits élaborés, employant au total 2.380 salariés. Fin février, sa période d'observation a été prolongée de trois mois.
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