L'EMA va mettre sur pied un « groupe de travail multidisciplinaire » pour formuler un premier avis en juin puis des recommandations finales d'ici fin 2014 sur les « mesures à prendre pour gérer les risques pour la santé humaine découlant de l'usage vétérinaire des antibiotiques ». L'EMA « fournira des conseils sur l'impact en matière de santé humaine et animal de l'utilisation des antibiotiques pour les animaux » à la demande la Commission européenne dans le cadre d'un plan d'action contre « l'antibio-résistance ».
La sur-utilisation et le mésusage des antibiotiques pour les hommes et aussi en santé animale accroissent le risque de développement des résistances aux traitements antimicrobiens qui constituent aujourd'hui un « problème de santé majeur », souligne l'EMA.
La surconsommation d'antibiotiques par les animaux conduit à la « sélection de gènes de résistance » pour les microbes qui peuvent ensuite migrer vers l'homme, soit par contact direct soit par l'intermédiaire des aliments.
En France, les autorités sanitaires ont mis en place le plan "Ecoantibio 2017" dont l'objectif est de réduire de 25 % l'usage des antibiotiques par les vétérinaires sur cinq ans. Déjà en volume, les quantités d'antibiotiques écoulées dans les élevages français de vaches, porcs, volailles et autres, ont chuté de 31 % entre 1999 et 2011, et de 10 % pour la seule année 2011, selon des données diffusées par l'agence de sécurité sanitaire Anses.
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