« Je suis vraiment choqué d'apprendre » que 57 tonnes de viande de mouton séparée mécaniquement aient été trouvées en France et cette nouvelle information « renforce la position de l'interprofression de se constituer partie civile », a déclaré à l'Afp le président d'Interbev, Dominique Langlois. « Ces incidents mettent en cause des filières qui font bien leur travail » et « on ne peut pas continuer à vivre avec ces révélations », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, selon Dominique Langlois, un professionnel peut différencier « à l'œil nu » de la viande traitée mécaniquement car « vous avez de la graisse, de la viande » et la préparation ressemble à une « pâte » différente des morceaux récoltés quand on coupe un muscle. Depuis 2001 et le scandale de la vache folle, il est interdit par mesure de précaution de séparer mécaniquement dans l'Union européenne la viande sur des petits ruminants. Car des éclats d'os et de moelle porteurs éventuellement d'infections peuvent se retrouver dans la viande.
Après le scandale de la viande de cheval, une nouvelle affaire de fraude touchant à la consommation et à la santé publique a vu le jour avec la découverte, dans la même entreprise Spanghero de l'Aude, de 57 tonnes de viande de mouton traitée selon cette méthode prohibée.
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