Au cours de ce Cce, « nous avons eu une présentation technique de la procédure de redressement judiciaire et des possibilités qu'elle offre mais aucune date ne nous a encore été communiquée pour le dépôt de cette demande » devant le tribunal de commerce de Brest qui devrait intervenir à très court terme, a déclaré aux journalistes le secrétaire du Cce, Olivier Le Bras (FO).
« Ce qui nous intéresse, c'est l'avenir des salariés (...) Il y aura certainement une perte d'emplois », a regretté le délégué syndical, qui a été désigné jeudi représentant des salariés pendant toute la durée de la procédure.
Aucun détail n'a été communiqué pendant ce Cce sur l'avenir des sites, en particulier les deux gros abattoirs porcins de Lampaul-Guimiliau (Finistère) et de Josselin (Morbihan), qui emploient à eux deux 1.500 salariés. Gad Sas est détenu à 65 % par la coopérative morbihannaise Cecab et à 35 % par le groupement de producteurs de porcs Prestor.
Ce redressement judiciaire annoncé intervient à un moment critique pour la filière porcine, confrontée à de graves difficultés économiques. Les abattoirs sont fragilisés par une situation de surcapacité, la production de porcs en France étant en baisse. Selon une source proche du dossier, les pertes de Gad Sas s'élèveraient à 20 millions d'euros en 2012. L'abattoir de Lampaul-Guimiliau a ainsi connu une baisse d'activité de l'ordre de 10 % en 2012 et celui de Josselin de - 4,45 %, selon les chiffres du Sniv/Sncp qui regroupe les entreprises françaises de la viande.
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